Castoldi.net
 

Giant AC Team à vendre

Je vends mon ancien Giant AC suite à l'achat du cannondale. Il est en bon état à part quelque tonche par ci par la, car il a bien voyagé mais la peinture est solide. Le cadre et l'amorto sont de 2001, la fourche Boxxer Race de 2003, les freins hayes sont récents (sur la photo se sont encore des Hopes), les roues sont en bon état.

Taille : M

Valeur à neuf : +3000 euros Je le vend 1000 euros

 

GrenobleVTT.com

Je vous conseille le forum du site GrenobleVTT.com si vous souhaitez rouler dans les environ de Grenoble. Au programme, de nombreuses sorties organisée, des topos et tout ce qu'il faut pour trouver comment occuper ses weekend à deux roues.

 

Cannondale Prohet 2

Ca y est, j'ai fini par choisir mon futur vélo, un Cannondale Prophet dans sa jolie robe blanche. Il est parfaitement adapté à la région Grenobloise, pas trop lourd, monte bien et descend bien. Il ne reste plus qu'a faire un peu chauffer mes jambes car elles on du mal à suivre.

 

Retour au Grand Raid Cristalp

Tout a commence pour moi le samedi matin, après avoir range mes affaires dans le coffre de ma voiture, je pars en direction de Saverne chez Denis. Nous partons vers 13h pour Verbier et nous y arrivons 4h plus tard. Le temps de récupérer la clef de l'appartement, de chercher nos plaques de cadre, très belle plaque avec notre nom en grand, et de subir l'épreuve du contrôle technique, le type a souri en testant ma fourche :-), et nous sommes juste à l'heure pour le rendez-vous de 18h avec Crazy et Jean-Paul. K2fly nous rejoint 5 minutes plus tard avec son Strike. On s'en va boire une (plutôt deux) bière, pour moi une Blanche d'Hoegarden. On fait connaissance, on discute. Décidément notre newsgroup ne manque pas de personnes sympathiques et passionnées par le vtt, c'est un plaisir d'en rencontrer quelques participants. Je remercie K2fly et Jean-Paul pour nous avoir payé ces quelques rafraîchissements :-) J'en profite pour dire à K2fly que son strike est bien beau, super équipé, et juste à ma taille ( Steph si tu veux t'en débarrasser, pense à moi :-) ), même Denis en vient à trouver que ses Formula B4 ne freinent pas en comparaison des Hayes :-). On se quitte en prenant rendez-vous demain soir après la course pour se faire une bouffe tous ensemble. On rentre à l'appartement. On règle les derniers détails sur le vélo, on prépare nos pâtes et on va se coucher car demain il va falloir se lever à 4h du mat !!!!!!! On comprend mieux après pourquoi les "crosseux" ne font pas les fous le jour avant la course comme les descendeurs :-)

Dimanche:

Tuuuuuuut tuuuuuuuut tuuuuuuuuut, le réveil sonne, il fait encore nuit. On se lève péniblement. Notre premier reflex est de regarder à la fenêtre le temps qu'il fait. Il pleut !!!! C'est l'horreur, car rester plus de 10h sous la pluie et dans le froid cela ne s'annonce pas très agréable. En plus le choix des vêtements va être plus compliqué. La pluie s'arrêtera juste avant le départ et en fait, il fera un temps superbe jusqu'à 20h ou il recommencera à pleuvoir. On a eu du bol. Une conséquence de cette météo incertaine va être que je ne pourrais pas prendre mon appareil photo pour la course car mon camelback ne peut pas contenir à la fois l'appareil et mon coupe-vent, dommage.

Une demi-heure avant le départ on descend se faire enregistrer et on se place dans les blocs au départ. Vu nos dossarts "élite" nous sommes tout devant avec les meilleurs. A 6h15 précise le curé de Verbier donne le départ et on est enfin lâchés. Je passerai la premier côte en 1h, je ne suis pas en très bonne forme, j'avance pas. La journée s'annonce longue. Mon impression se confirme dans les km suivants. Après environ 4h de course j'ai une demi-heure de retard sur mon temps de l'année passée. Mais à partir de ce moment la j'arrive à limiter les dégâts et à rouler à un rythme plus raisonnable. La montée vers le Mandelon est toujours aussi longue et le paysage au sommet toujours aussi splendide. De plus, le soleil est bien présent. Je me régale dans la descente qui suit. Je doit me résoudre à une constatation suivante, il faut vraiment que je change de fourche. C'est plus possible de continuer comme ca. En bas à Evolene, les choses sérieuses ne font que commencer, les 2 prochaines côtes sont dures. Je pert encore 1/4 d'heure sur mon temps de l'année passée. J'arrive enfin à La Vieille, en me demandant comment j'ai fait pour arriver jusque la. C'est incroyable ce que peut faire un corps humain rien que par la volonté :-))

Le pas de Lona se profile droit devant, 1h de portage jusqu'à environ 2800m d'altitude c'est dur, je suis essoufflé tous les 10m. Je discute avec d'autres coureurs qui grimpent en même temps que moi. Au sommet, le panneau "arrivé 19km" me redonne des forces et je pars à l'assaut de la dernière difficulté du jour, une "petite" cote de 2-3km. En haut, il ne reste plus que 15km de descente, je m'élance comme un fou, je vole de virage en virage. Je dépasse pas mal de personne. La deuxième partie de la descente se passe dans un lit de ruisseau à sec, les cailloux me rappellent que ma fourche ne sert plus à grand chose :-) Et puis la tente d'arrivé apparaît enfin après un tournant, après 12h06m d'effort. Denis et Jean-paul m'attendent depuis déjà un bout de temps :-) Je prends rapidement une douche, et nous prenons la navette de 19h qui nous ramène à Verbier 2h plus tard. On téléphone à K2fly et on part "Chez Martin", déguster une bonne pizza. On terminera la journée dans un bar un peu plus loin en compagnie d'une bonne bière.

Lundi:

Le lendemain matin, le temps est assez variable, avec des averses et du soleil. On quitte Verbier vers 11h, et on fait un petit tour en voiture le long du lac de Gruyère, où Denis à trouvé l'endroit de ses rêves pour habiter. Au bord d'un lac, avec des montagnes d'un coté et un peu plus de plaine de l'autre. Nous arrivons à Saverne vers 17h et je suis chez moi vers 22h. La magie de la montagne à encore frappé, je ne m'en lasserais jamais.

Les photos

 

Grand Raid cristalp

Il était une fois en suisse…

Cela faisait maintenant plusieurs mois que j'attendais cet événement. Avec plusieurs vttistes français rencontrés sur internet, Thomas, Denis, Coincoinator (Ronan) et Eric, nous avions prévu de participer à la 11ème édition du Grand Raid Cristalp ce 20 août 2000. Venant de Bruxelles j'osais à peine imaginer ce qui nous attendaient dans les montagnes suisses et je ne fut pas déçu.

vendredi:

8h du mat, départ de Tervuren (c'est chez moi) en direction de Saverne en Alsace. J'arrive chez Denis environ 4h plus tard et on se fait un petit plat de pâte avant d'aller à Strasbourg pour rechercher Thomas à la gare. Une fois rentré chez Denis, on vide les sacs, on monte nos vélos et on se fait une petite sortie autour de Saverne, en allant regarder d'un plus près tout les châteaux-fort et les tours que l'on aperçoit depuis le jardin de Denis, en rentrant on passe chez Sako, un de ses potes, histoire de goûter à une spécialité locale, le Picon bière, 1/2 litre ca vous remet en forme assez rapidement ;-))) Les parents de Denis rentrent juste à temps pour nous préparer le dîner du soir, puis on va se coucher après avoir déjà rangé nos trois vtt dans la 306.

samedi:

On fourre tout ce qui reste comme sacs dans la bagnole et on part en direction de Verbier avec Eric qui nous suit dans sa voiture. En passant on récupère Coincoinator, près d'un cimetière dans un village qui porte le nom de St-Louis. Non, je suis pas superstitieux :-)) Nous arrivons à Verbier l'après midi. Le temps de récupérer les clefs de l'appartement, et de remonter les vélos, et on part chercher nos dossards, pour moi c'est le n°761. Au contrôle technique, un mécano en profite pour bien régler mes Magura et mon jeu de direction. Thomas, lui s'achète un nouveau cable de dérailleur. Après cela, on va chercher notre cadeau surprise, une radio qui fonctionne sans pile, soit à l'énergie solaire soit en remontant une manivelle. Ce fut bien pratique dans l'appartement. Une fois ces formalités accomplies, on s'installe à une terrasse pour déguster une bonne bière et manger un gros plat de pâte en prévision de la dure journée de demain. Je dois avouer que je n'ai pas bien dormit cette nuit la.

Dimanche, le jour J

5h du mat, le réveil sonne. On se fait un petit déjeuner de sportif, des pâtes et des Kellog's, puis direction la ligne de départ. Sur le coup de 7h, j'entends le départ des pro, moi je suis enfin libéré à 7h13.

C'est partit. Ca commence tout de suite sérieusement par 7 km d'ascension qui nous porte 684m plus haut. Je pars tranquillement mais ca ne vas pas fort, j'ai du mal à tourner les jambes. J'arrive an haut après environ 55 minutes. La descente est super rapide, je fais des pointes à plus de 60km/h, la suite est assez sympathique avec plusieurs côtes moins longues et chaque fois la descente qui suit. Ca ne va toujours pas très fort et je commence un peu à me demander qu'est ce que je fais ici. Thomas, partit 10 minutes après moi, me rattrape après environ 30km. On s'arrête pour la première fois au ravitaillement du km 40. A partir de la, ca ira beaucoup mieux pour moi. On continue le parcours en traversant un village bien raide et on passe le premier point de neutralisation (Hérémence) avec une demi-heure d'avance par rapport au temps prévu par l'organisation, il est donc 11h. Dans les montée, Thomas me lache sans arrêt mais il m'attend aux ravitaillements. A cet endroit, on va devoir se farcir la plus longe montée que j'ai jamais faite, 22km d'ascension pour 1010m de dénivelé.

Heureusement elle n'est pas trop dure mais elle est tellement longue que j'ai l'impression que ca finira jamais, en plus j'ai fortement mal au fesses. Au ravito, situé presque au sommet, j'ai toujours ma petite demi-heure d'avance sur les neutralisations. Je retrouve Thomas et Coincoinator, qui reparte quelque minute avant moi. Au sommet, on découvre un magnifique singletrack qui longe la crête dans des rochers et je dois parfois mettre pied a terre pour passer un passage technique. Je rattrape Coincoinator et on en profite pour prendre quelques photo.

Malheureusement je perdrai mon appareil jetable dans une des descentes suivantes. Celle qui suit est grandiose, 12km de descente avec 678m de dénivelé, je décide de la faire à fond et lache les freins et par la même occasion Coincoinator qui descent plus prudemment. Je dépasse plein de coureurs qui ont apparemment plus peur de la chute que moi, et qui s'arrêtent au abord des rochers alors que ca passe partout sur le vélo, même si ca secoue beaucoup avec mon SR. Mon compteur indiquera 81km/h, je n'avais jamais fait autant auparavant. En bas, à Evolène au km 90, j'ai toujours 30 minutes d'avance sur les neutralisations. En fait j'aurais 30 minutes jusqu'au bout. Je repart avec Thomas et Eric qui sont encore en bas. La montée suivante fait 7 km et il commence à faire très chaud car le soleil tape fort et le bidon récupéré au ravitaillement me sert surtout à m'arroser la tête pour me rafraîchir. A Eison, je fais le plein de thé dans le camelbak qui est maintenant vide et je prends aussi un bidon d'eau pour la douche portative. A partir de maintenant ca va être dur, 9km jusque La Vieille, dernier endroit de neutralisation, j'ai 1h30 pour y arriver. La montée est interminable, en plein soleil, j'ai pas vraiment mal au jambes mais j'ai horriblement mal au cul. Je croise plein d'autres coureurs qui montent à pied, moi-même je me suis arrêter 2 fois 1 petite minute pour soulager mon derrière. J'arrive à La Vieille vers 16h, et déguste le bouillon servit au ravito, pas de bol il n'y a plus de fromage. Il ne reste plus qu'environ 25km mais pas les plus faciles. Le portage jusqu'au pas de Lona à 2800m d'altitude est long et très très raide.

Cela me prend une bonne heure de marche dans de petits cailloux glissants. Au sommet ca caille, y'a du vent, je ne m'attarde pas, juste le temps de prendre du bouillon et du fromage.

Encore une petite descente, et enfin la dernière montée, seulement 2km mais je commence trouver le temps long et je marche un peu. Arrivé au sommet, je ne m'arrête pas et je croise la pancarte "arrivée 15km", et tout en descente, éh éh ca va gazer. Ca tabasse furieusement mais ca ne me ralentit pas, je double même plein de TS. Mon vélo fait un bruit de casserole et j'ai mal au main à force de serrer mon cintre. Soudain apparaît un lac artificiel d'une couleur turquoise magnifique, c'est vraiment génial. Je continue ma folle descente, un peu plus loin je double Thomas comme une flèche, vavavoum ;-))) Ca secoue de plus en plus, les cailloux deviennent plus gros et le terrain est fortement creusé mais je continue à fond, je veux arriver au bout le plus vite possible. On passe même quelques guets, et un peu de boue où mon expérience de la Belgique est fort utile. Le panneau "arrivée 500m" est en vue, la tente d'arrivée également. Malgré le fait que les premiers sont arrivés depuis de nombreuses heures il y a encore du monde pour nous applaudir, comme durant tout le parcours d'ailleurs, c'est vraiment sympa. Je passe la ligne après 11h11min, heureux d'avoir fini. J'aperçoit Denis qui nous attend depuis un moment car il a vachement bien roulé. Thomas arrive 5 minute après moi, Coincoinator un peu plus tard. On est de retour à Verbier assez tard vers 22h, on se raconte chacun notre course, nos anecdotes, on mange et on va se coucher, je dors beaucoup mieux cette nuit la ;-))

Lundi:

Le matin on fait un petit tour dans Verbier, on va manger une pizza, il fait un temps pourri, il pleut. On a vraimant eu du bol car sous la pluie je sais pas si j'aurais terminé. Puis, on rentre en France. On laisse Coincoinator près de Mulhouse et on va chez Denis.

Mardi:

le matin on visite un peu Strasbourg, on goûte une autre spécialité locale, la tarte flambée, vachement bon. On visite la cathédrale et on rammène Thomas à la gare ou on arrive juste à temps pour son train, à 5 minutes près il le ratait. Je rentre aussi chez moi par la route pour achever ce long weekend.

Voila, pour ma part ce fut génial, un parcours magnifique, la montagne est toujours aussi belle, une très bonne ambiance avec Thomas, Denis et Coincoinator. Une chose est sure, j'y retourne l'année prochaine.

Merci à Thomas et Ronan pour les photos

ps : merci à O2Bikers qui a publié ce compte rendu dans son magazine de septembre 2000